Le rôle des médecins sur l’espérance de vie. Ou réflexions humoristiques (humour noir !) sur la retraite, l’euthanasie et la vieillesse.
Un certains nombre d’interrogation sont soulevées récemment. Mais, réfléchir sur des sujets comme la maladie, la vieillesse et la mort et le rôle du médecin. n’est pas facile. J’ai préféré faire de l’humour noir…. Mais cela n’empêche pas la réflexion: voyez à la page Espérance de vie et humour
2 réponses sur “Le rôle des médecins sur l’espérance de vie. Ou réflexions humoristiques (humour noir !) sur la retraite, l’euthanasie et la vieillesse.”
Au delà du noir, ( je ne m’autorise pas l’Outrenoir ! ), et en marge des réflexions sociétales, une double réflexion ramenée au niveau de l’individu.
Je distiguerais les décisions à prendre pour soi-même et celles à prendre pour un proche.
Et quelques soient les convictions exprimées, les grands débats en amont, les avis tranchés, et même les doutes, tout peut s’écrouler lorsque l’on est confronté à la souffrance et lorsque la fin de vie est là. Face à cette situation inconnue, extrême, comment connaître avec certitude nos décisions ? Pour soi ou pour quelqu’un d’autre ?
Mince, comme tu vois, je n’ai pas gardé le script-code de l’humour !
Merci Marie thé pour ton commentaire,
Oui, je vois que le noir est là et l’humour un peu moins !! En fait j’ai utilisé l’humour pour mettre en évidence quelques contradictions dans lesquelles la société se retrouve plongées à cause des progrès de la science et surtout de la médecine. Et les demandes contradictoires qui sont faites aux médecins. Sans pour autant que j’en connaisse les réponses.
– les médecins ont allongé la durée de vie et la population est plus en forme à 64 ans que nous l’étions, il y a 20 ans, il y a plus de retraites à régler. Mais d’autre part il y a proportionnellement plus de malades à 64 ans qu’il y en avait il y a 20 ans (tous ceux pour lesquels les médecins ont empêché la mort précoce…) cela ne simplifie pas pour organiser le financement des retraites…
– Le problème de l’euthanasie et (ou) du suicide assisté est un problème complexe et la société se refuse à le voir en face. Ce qui est difficile c’est de fixer la limite, pour soi, comme pour ses proches : à quel degré la douleur devient elle intolérable et qui le décide ? à partir de quand un handicap quel qu’il soit justifie-t-il d’interrompre la vie ? à quel niveau de démence doit on intervenir ? Le coût pour la société doit influer sur la décision (Malades maintenus en vie des années à grands frais et sans réel espoir de guérison ?) Etc… Ces décisions sont tellement individuelles, personnelles. Il est bien difficile de créer une loi « pour tous » ! Pendant longtemps ce fut laissé à l’appréciation du médecin traitant, surtout du temps où les patients décédaient à domicile… et ce malgré l’article 38 du code de déontologie médicale : « Le médecin doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage. Il n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort. » Mais maintenant la situation est différente et il peut toujours y avoir un membre de la famille qui serait prêt à porter plainte.
– Enfin toute sa vie le médecin a été formé pour « sauver des vies » il est difficile de lui demander de provoquer délibérément la mort. Et l’alternative du suicide assisté où le médecin ne pousse pas personnellement le piston de la seringue de poison est d’une certaine hypocrisie, même si elle permet d’alléger le poids de la responsabilité du médecin.
– il me semble que nous sommes à un tournant pour nos sociétés, est-ce du fait des progrès de la science, : médecine, communications, informatique etc… Mais tout est remis en question, le principe de démocratie, le prix de la vie ou de la mort. Il serait bon que nous réfléchissions, tous ensemble : « il est grand temps de rallumer les étoiles. »
Au delà du noir, ( je ne m’autorise pas l’Outrenoir ! ), et en marge des réflexions sociétales, une double réflexion ramenée au niveau de l’individu.
Je distiguerais les décisions à prendre pour soi-même et celles à prendre pour un proche.
Et quelques soient les convictions exprimées, les grands débats en amont, les avis tranchés, et même les doutes, tout peut s’écrouler lorsque l’on est confronté à la souffrance et lorsque la fin de vie est là. Face à cette situation inconnue, extrême, comment connaître avec certitude nos décisions ? Pour soi ou pour quelqu’un d’autre ?
Mince, comme tu vois, je n’ai pas gardé le script-code de l’humour !
Merci Marie thé pour ton commentaire,
Oui, je vois que le noir est là et l’humour un peu moins !! En fait j’ai utilisé l’humour pour mettre en évidence quelques contradictions dans lesquelles la société se retrouve plongées à cause des progrès de la science et surtout de la médecine. Et les demandes contradictoires qui sont faites aux médecins. Sans pour autant que j’en connaisse les réponses.
– les médecins ont allongé la durée de vie et la population est plus en forme à 64 ans que nous l’étions, il y a 20 ans, il y a plus de retraites à régler. Mais d’autre part il y a proportionnellement plus de malades à 64 ans qu’il y en avait il y a 20 ans (tous ceux pour lesquels les médecins ont empêché la mort précoce…) cela ne simplifie pas pour organiser le financement des retraites…
– Le problème de l’euthanasie et (ou) du suicide assisté est un problème complexe et la société se refuse à le voir en face. Ce qui est difficile c’est de fixer la limite, pour soi, comme pour ses proches : à quel degré la douleur devient elle intolérable et qui le décide ? à partir de quand un handicap quel qu’il soit justifie-t-il d’interrompre la vie ? à quel niveau de démence doit on intervenir ? Le coût pour la société doit influer sur la décision (Malades maintenus en vie des années à grands frais et sans réel espoir de guérison ?) Etc… Ces décisions sont tellement individuelles, personnelles. Il est bien difficile de créer une loi « pour tous » ! Pendant longtemps ce fut laissé à l’appréciation du médecin traitant, surtout du temps où les patients décédaient à domicile… et ce malgré l’article 38 du code de déontologie médicale : « Le médecin doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments, assurer par des soins et mesures appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage. Il n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort. » Mais maintenant la situation est différente et il peut toujours y avoir un membre de la famille qui serait prêt à porter plainte.
– Enfin toute sa vie le médecin a été formé pour « sauver des vies » il est difficile de lui demander de provoquer délibérément la mort. Et l’alternative du suicide assisté où le médecin ne pousse pas personnellement le piston de la seringue de poison est d’une certaine hypocrisie, même si elle permet d’alléger le poids de la responsabilité du médecin.
– il me semble que nous sommes à un tournant pour nos sociétés, est-ce du fait des progrès de la science, : médecine, communications, informatique etc… Mais tout est remis en question, le principe de démocratie, le prix de la vie ou de la mort. Il serait bon que nous réfléchissions, tous ensemble : « il est grand temps de rallumer les étoiles. »